23 novembre 2007
le sabre
Une très grande partie de l'intérêt du Iai réside dans l'utilisation d'un Sabre (Katana) authentique.

Toutefois il s'agit d'une arme coûteuse (certaines lames anciennes sont davantage considérées comme des oeuvres d'art que comme des armes) et les débutants jusqu'à un stade assez avancé de leur pratique (jusque vers le 5e Dan) peuvent utiliser un sabre factice (Iaito ou Mogi-to).
Ceci leur permet en outre de s'entraîner sans danger ni pour eux ni pour leurs camarades.
l'étiquette
Plus que dans tous les autres arts martiaux, l'étiquette (Reigi) joue un rôle très important dans le Iaido où elle est particulièrement élaborée, tatillonne et ponctuée d'un grand nombre de marques de respect (au sabre, au Dojo, etc.).
Le sabre avait pour les Bushi un pouvoir redoutable.
C'est une arme extrêmement dangereuse qui peut tuer et à laquelle le Bushi confiait sa vie.
Il n'est donc pas surprenant que son emploi et son maniement soit entourés de marques de respect.
Ces marques de respect sont en partie inhérentes à la culture traditionnelle Japonaise. Elles viennent aussi du sabre lui-même. Son utilisation au combat peut amener au dernier échelon de la sauvagerie.
L'étiquette est un moyen de revenir à l'humanité.
C'est sans doute pour cette raison que les entraînements dans les arts martiaux Japonais et notamment dans le Kendo et le Iaido commencent et se terminent par des saluts.
Enfin le tranchant redoutable du Katana fait qu'il est aisé de se blesser en le manipulant (contrairement aux armes blanches occidentales nettement moins dangereuses pour leur propriétaire). L'étiquette est alors un moyen d'appliquer de façon automatique un certain nombre de consignes de sécurité.
la pratique du iaido
Le Iaido se pratique dans une tenue que l'on appelle Keikogi ou vêtement d'entraînement
composé d'une veste et d'un pantalon ample appelé Hakama, le plus souvent de couleur noire ou blanche (le choix de la couleur dépends parfois des écoles).
Une ceinture large (Obi) est serrée à la taille sous le Hakama, dans laquelle le pratiquant passe le sabre.
L'espace nécessaire reste réduit et le matériel (du moins tant que l'on en reste au sabre factice) peu onéreux.
La pratique permet un bon entretien musculaire et développe la coordination physique. Le Iaido, comme de nombreux arts martiaux Japonais, possède aussi une facette morale et
philosophique qui peut être abordée par ceux qui le souhaitent.
Loin de l'image du pratiquant solitaire, la ZNKR a voulu promouvoir le Iaido en inventant des compétitions.
Sous diverses formules (équipe, individuel, formules libres ou Kata imposés) il s'agit de comparer les Kata pratiqués en jugeant de la justesse et de la rigueur des mouvements.
introduction
Le Iaido (souvent aussi appelé Iai) regroupe un ensemble de
techniques d'escrime au sabre long Japonais (Katana) qui consistent
à dégainer et frapper dans le même mouvement.
La première attaque est généralement portée à la hauteur de la tempe ou des yeux de l'adversaire.
Les techniques consistent en attaques, parades et contre attaques comprenant des frappes létales.
La lame est ensuite "essorée" du sang qui la macule et rengainée.
Les origines du Iaido remontent au Moyen-Age japonais à la période des guerres (Sengoku-jidai entre le XIVe et le XVIIe siècle).
La sécurité était précaire et le guerrier (Samurai ou Bushi) portait
en permanence le Katana passé dans la ceinture le tranchant tourné vers le haut.
Les Bushi avaient remarqué que lors d'attaques imprévues (au détour d'un carrefour, à l'intérieur d'un bâtiment), c'est la rapidité avec laquelle on dégainait et on enchaînait une contre-attaque qui permettait d'acquérir un avantage fondamental dans le combat.
C'est de cette observation qu'est né le Iaido.



